14 novembre 2009

EBook ou non?


Je suis tombée sur un article très intéressant paru dans La Voix des Mille-Iles, qui s'intitulait : "L'avenir des bibliothèques est-il menacé?".

La chroniqueuse s'y interroge sur l'avenir des eBooks et se demande s'il sera chose courante, un jour, que de "feuilleter" nonchalamment son eBook ou son livrel sur la plage, dans le métro, le train, ou encore chez le médecin.

Personnellement, le livre numérisé me laisse froide. J'avoue cependant que je suis un dinosaure en matière de technologie. Imaginez : je n'ai même pas encore de ipod, ni de mp3... Et je ne m'en porte pas plus mal pour autant!

J'adore le froissement du papier lorsque je tourne les pages. Je chéris les dédicaces que des auteurs généreux m'ont accordés. Je sais que mon attachement à l'antique livre imprimé ne contribue guère à sauver des arbres, mais je n'en démordrai pas.

Pour ma défense (au cas où un membre de Greenpeace lirait ce billet et s'apprêterait à me crucifier sur la place publique), je passe suffisamment d'heures dans une journée derrière un écran. Lorsque vient le moment de la détente, mes yeux préfèrent un autre médium, moins exigeant pour la vue.

Le livre CD, par contre, pourrait éventuellement me tenter. Ainsi, au retour du boulot, je pourrais "gagner du temps" (éternelle illusion) et parcourir davantage de romans, car mon emploi du temps actuel ne m'en laisse pas suffisamment le loisir.

De toute façon, si je me fie à l'article, je fais partie de la génération (les trentenaires) qui ne sont pas réellement intéressés par le eBook. Les jeunes sont plus susceptibles, selon moi, d'en faire l'acquisition. Tant mieux, si cet instrument peut les inciter à lire davantage!
Pour le moment, les coûts sont plutôt élevés, mais ils subiront sûrement une baisse au cours des prochaines années. C'est normal, il en a été de même pour les caméras, les télévisions à écran plat et autres nouveautés en vogue. Alors, si un jour je change d'idée (il n'y a que les fous qui ne le font pas!), j'attendrai que les prix conviennent davantage à mon portefeuille.

Et vous, êtes-vous ou serez-vous de futurs mordus du eBook?

8 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Moi j'Adore le livre papier et je suis aussi du camp du ebook. La coexistence des deux médias est viable et offre leurs atouts qui valent leur pesant d'or. En faveur du ebook,outre le prix il y a la portabilié des livres de références ( dictionnaires, jurusprudence pour les avocats,ect..) Les manuels scolaires..que de $$$$ dans les poches des étudiants !!
Du côté du roman,mise à part le fait d'en apporter 72 en voyage pour la plage,est qu'au tiers du prix,il serant tentant d'essayer de nouveaux auteurs ou nouveau genre de roman et là je crois qu'il y aura preneur. Aussi, de nouveau ateurs verront la publication plus accessible mais là qu'arriverat-t-il avec la qualité du produit ? Je l'ignore... Finalement, comme toutes choses, le progrès fera son oeuvre et on y résistera pas bien longtemps. Moi pour le cellulaire, j'ai résisté 10 ans...alors...Pour le ebook, quand les liseurs seront abordables,je résisterai....10 jours ;)

richard tremblay a dit…

Moi, j'attends le Kindle.

Gen a dit…

Moi j'attends que les compagnies s'entendent sur un format et que le marché se solidifie. J'ai fait la même chose avec le MP3 : j'ai acheté le mien le jour où les protections anti-copie ont été éliminées.

Mais je ne pense pas non plus passer au e-book pour tous mes livres. J'aime tenir un livre, me désoler en voyant mon signet avancer...

Par contre, pour les livres de référence, le ebook serait un must. Imaginez : pouvoir faire un Control+F sur l'entièreté d'une bibliothèque de livre de référence!!! Après ça, plus besoin de Wikipedia!!!

Pour ce qui est de lire dans le métro, c'est sûr que le ebook serait plus pratique que la grosse brique grand format, mais le livre de poche a justement été inventé pour ça...

Bref, j'hésite encore. J'ai jamais embarqué dans la mode du cellulaire et je ne vois pas le jour où j'y céderai... Peut-être que ce sera la même chose pour le ebook...

Dame Sco' a dit…

oh misère ! Non pas de e-book chez moi, ça rompt tout le charme du livre qu'on tient en main, c'est trop ...moderne pour moi pour l'instant !

ClaudeL a dit…

Ce n'est pas la technologie qui m'intéresse: pas de Ipod, pas de cellulaire (si un à la carte que j'emporte en voyage seulement), j'ai résisté à l'ordinateur tant que j'ai pu (comprendre deux ans après mon frère qui m'achalait pour qu'on en ait au travail), mais en ce qui concerne les livres... ce n'est pas la technologie qui m'intéresse, c'est tout ce qui touche aux livres. Alors je regarde, je suis de près, je reste ouverte, mais je n'achèterai pas. Pas avant très très longtemps. Et comme mon frère n'en a pas encore!!!!!!!!!!!!!

Isa Lauzon a dit…

À Pierre : Toi, je savais que tu serais dans le camp du "pour". Tu m'étonnes pour le cellulaire, je te croyais plus accro à la technologie que ça! Il est vrai que la consultation des dictionnaires à distance peut être très intéressante. Et pour les étudiants, qui doivent se trimballer des tonnes de livres de référence, c'est en effet un bon investissement. Attendons par contre que le marché prenne de l'expansion et que les prix baissent!

À Richard : Le Kindle... tu vois, j'en ai entendu parler et je ne sais même pas exactement en quoi ça consiste! Vraiment, je suis une dinosaure arriérée... ;-)

À Gen : Contente de voir que je ne suis pas la seule à résister encore et toujours à l'appât du cellulaire! J'en ai un, mais tellement vieux que je suis gênée de le montrer. Il n'est pratiquement jamais ouvert, il ne sert qu'aux urgences. J'ai souri quand tu as parlé du signet. C'est vrai que l'avancée du signet est très révélatrice!

À Dame Sco' : Dans mes bras, ma soeur! Résistons vaillamment à l'envahisseur!

À ClaudeL : C'est vrai qu'il faut se tenir au courant du marché. Je suis certaine que les éditeurs le font aussi. Et si le ebook leur permet de prendre davantage de risques et de publier des auteurs inconnus (comme moi par exemple), tant mieux!

Dame Sco' a dit…

Je t'avais bien dit qu'on étaient jumelles !!

ClaudeL a dit…

Il faut d'ailleurs séparer liseur électronique et livre électronique (e-book), comme le Ipod et le fichier Mp3. L'éditeur n'aura pas le choix, poussé par des grosses machines qui veulent s'accaparer du marché au point de le créer. Le lecteur, lui, l'auteur, lui... les derniers à la traîne qui se font bouffer tout crus, imposer la loi des gourmands. Je ne veux pas briser tes illusions, mais je crois qu'avant que tes livres soient e-books, payants s'entend, tu devras avoir un nom. Sinon, ce sera un livre genre auto-édition, je peux t'en faire un, n'importe qui peut en faire, mais ça n'ira pas plus loin! Un monde qui nous dépasse déjà je pense. Avant même qu'il ait commencé.