13 octobre 2009

Les éternels commencements


Je commence, mais je ne termine pas souvent. J'étale mes idées, je jubile, je sors mon rire machiavélique en évoquant la réaction de mes pauvres lecteurs et paf! je laisse mon projet en plan.

C'est qu'entre temps, j'ai eu une autre idée. Je plonge à corps perdu dans ce nouveau projet, je résume, je griffonne, je m'extasie. Une fois le premier jet réalisé, je laisse mes feuilles de côté.

Eh oui! Vous l'aurez compris, une nouvelle histoire vient de me happer dans son tourbillon. Je souris, je ricane, j'espère, bref, je l'ai enfin l'affaire. Mais...

Une autre idée m'envahit. Je délaisse les autres projets, car je ne veux pas perdre un morceau de mon inspiration. Je jette à la va-vite les grandes lignes sur une tablette, et je range le tout dans mon bac de textes à retravailler.

Ce fichu bac, combien croyez-vous qu'il y a de projets inachevés dedans? Un indice : je l'ai installé il y a environ six ou sept semaines... Et je ne mets que mes récents projets de nouvelles dedans.

Mon prochain projet, c'est de terminer ce que j'ai commencé. Quitte à laisser de côté mes haïkus, car une lassitude certaine envers ces courts poèmes japonais s'est installée, je l'avoue... attirant par le fait même une procrastination qui menace de s'étirer à l'infini...

4 commentaires:

Frédéric Raymond a dit…

Ça m'arrive souvent aussi de commencer des projets et de les laisser en plan un bon bout de temps. J'ai remarqué que c'est souvent parce que je n'avais aucune idée de ce qui devait se passer ensuite. Un bon début, mais pas de fin en tête. Et là, au lieu d'écrire une fin qui n'est pas aussi hot que ce dont je rêvais (mais une fin quand même !), je laisse l'histoire de côté et commence autre chose. Depuis quelques années, j'essaie de me forcer pour terminer les histoires au lieu de chercher indéfiniment une fin parfaite. Heureusement, je n'ai ce problème qu'avec les nouvelles (pour lesquelles je ne fais pas de plan) alors que je passe la majeure partie de mon temps d'écriture sur des romans pour lesquels, après un certain nombre de page, un plan est essentiel. Évidemment, la procratination est plus facile quand on veut faire le plan de quelques chapitres et qu'on est prit dans un cul de sac...

Gen a dit…

Quand tu as une idée, ne la combats pas : fais ce que tu fais déjà et écris un plan détaillé (qui peut même inclure des dialogues, des bouts de description, etc).

Un jour où tu auras un peu de temps, relis tous ces projets et choisis-en un qui te parle (ou combine-en trois pour en créer un). Pas nécessairement le plus génial, seulement un que tu penses pouvoir mener à bout (et, idéalement, dans un texte assez court).

Celui-là, force-toi à l'écrire au complet. Il faut que tu t'astreignes à briser le mur. Je sais pas pourquoi, mais on dirait qu'après l'avoir fait une fois, ça devient plus facile. Pas plus facile d'écrire, mais plus aisé de s'obstiner et de s'accrocher pour se rendre jusqu'au mot "fin".

ClaudeL a dit…

C'est parce que tu n'as que dix minutes!!!!!!

Isa Lauzon a dit…

À Frédéric : C'est drôle, moi, ce sont les développements qui me bloquent... pas les débuts, ni les finales! Je sais comment ça commence et, habituellement, comment ça se termine, mais je m'ennuie dans le milieu, je trouve qu'il y a des longueurs et, souvent, les choses ne tournent pas comme je l'avais décidé au départ. Alors je laisse de côté et j'attends une illumination qui viendra peut-être un jour...

À Gen : Merci pour tes conseils! Même si j'applique déjà les deux premiers paragraphes de ton commentaire, j'ai régressé récemment. Je m'obstinais davantage avant pour boucler mes histoires, mais justement, le résultat ne me plaisait pas toujours, alors on dirait que j'ai peur d'être déçue. Tellement idiot... n'est-ce pas pire de ne pas aboutir? Enfin, je travaille là-dessus...

À ClaudeL : Comment t'exprimer mon sourire fendu jusqu'aux oreilles? Lol, Mdr, :p !!!!!

Tu marques un point : je n'ai tellement pas de temps que je touche un peu à tout sans terminer grand chose. Pas étonnant que je perde le fil en cours de route...