22 octobre 2009

Je me saoule de Solaris

Ça fait six ou sept Solaris en ligne que je lis. Je ne les compte plus. Je ne regarde même plus la date sur la couverture. Seules comptent les images qui s'imprègnent dans ma cervelle, comme autant de messages subliminaux qui m'ouvriront des portes inconnues.

À force de baigner dans la science-fiction et le fantastique depuis une semaine, mes inspirations changent. En un seul matin, dans la voiture, j'ai eu des idées pour trois nouvelles. En trente minutes seulement. Du jamais vu en ce qui me concerne.

Je me sens rêveuse et lunatique en ce moment. Je réfléchis à l'avenir de notre belle planète. À l'avenir du genre humain surtout. À la pollution, à l'eau, à la terre, à l'amour, au progrès, aux illusions.

Peut-être devrais-je prendre une pause? Lire le journal, une revue, un roman. Pour me sortir de la tête ces univers chimériques, mais ô combien envoûtants.

Et puis non, je n'arrêterai pas. Pas encore. Encore une autre histoire. Où me mènera-t-elle?

4 commentaires:

Dame Sco' a dit…

Ne t'inquiète pas, tu n'es pas la seule en ce moment à vivre sur une autre planète que la Terre. Je suis dans mon petit monde parallèle et ça me convient bien comme ça sauf quand les contingences terrestres me rappèlent à l'ordre, pffff ...

richard tremblay a dit…

Ah, l'ivresse de la fiction ! C'est la meilleure ! En plus, elle ne laisse pas de maux de tête, sinon que des mots en tête !

Gen a dit…

Je contredirais Richard sur un point : les "lendemains de veille de la fiction" ne donnent certes pas mal à la tête, mais des fois ils donnent mal au coeur quand on revient de nos mondes imaginaires pour constater à quel point le nôtre est tout sale, négligé, déshumanisé...

Vite, un autre Solaris!

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Je seconde le "pfff"... J'ai horreur de me faire rappeler à l'ordre par les obligations quotidiennes!

À Richard : Beau jeu de mots ;-)

À Gen : Ah! C'est donc ça, la mélancolie qui m'envahit quand je remets les pieds sur Terre? Je croyais que c'était la pluie... Ne me cherchez plus, mon nez se cache dans un Solaris pour échapper à l'horreur des feuilles qui tombent, mortes, souillées par la pluie, pourrissant dans l'indifférence générale...