24 octobre 2009

Contraintes


Mon esprit réclame liberté et abandon. Il voudrait planer, s'évader, rêver. Les contraintes, il les tolère, les accepte et, dans certains cas, les apprécie même. À petite dose.

Mon boulot, enrichissant de toutes les façons. Mon conjoint, mon âme soeur, ma moitié. Mes enfants, merveilleux et agaçants, des boules d'énergie qui emplissent mon quotidien d'un amour incommensurable. Ma maison et ses exigences domestiques, un mal nécessaire, mais parfois étouffant.

Puis viennent les contraintes sociales. Au fil des années, je les ai réduites au minimum acceptable. L'idéal, ce serait de participer à ce dont j'ai réellement envie, et de décliner poliment le reste. C'est mon but, dans la mesure du possible. Quitte à passer pour une sauvage et/ou un mouton noir, j'en accepte les conséquences.

Je suis assoifée de liberté. Telle est ma souffrance et ma quête. Et même si je sais pertinemment que je n'atteindrai probablement jamais le degré de liberté que recherche mon esprit, je tends vers cet horizon inatteignable.

Logiquement, lorsque j'ai enfin dix minutes, trente minutes, une heure à réserver à ma passion pour l'écriture, je devrais en profiter au maximum, non? Non. Je me contrains plutôt à rédiger telle nouvelle pour telle revue, car la date de tombée approche. Même si mon esprit, lui, préférerait cette autre nouvelle, juste à côté, plus aguichante...

Je me sermonne souvent : Continue ton roman! Poursuis ton projet de six haïkus par jour! Termine toutes ces histoires que tu as commencées et qui dorment dans tes tiroirs!

Et mon esprit volage, lui, répond : Pffffff! Même pas envie! Je veux planer dans la découverte, explorer des territoires inconnus et découvrir ma vraie nature. Rien à cirer de ces projets ennuyeux!!!

Au fond, c'est lui qui a raison. Pourquoi m'enchaîner moi-même dans des obligations stupides dont moi seule suis l'instigatrice? 98 % de mon temps ne m'appartient pas. Il appartient à mes enfants, à mon conjoint, à mon travail, à ma maison, à mes amis. Le 2 % qui me reste, je ne veux plus le passer à le vivre dans les obligations et les contraintes.

Une nouvelle Isabelle voit le jour. Dorénavant, je n'écrirai que ce que mon instinct me dictera à l'instant présent où mon stylo se posera sur la feuille blanche. Et si le résultat est impubliable, tant pis. L'important, c'est la liberté, l'expression de soi, l'ivresse de la réalisation personnelle.

Pour le reste, advienne que pourra!

11 commentaires:

Claudel a dit…

Et tant mieux pour nous, lecteurs assidus et curieux si c'est vers ton blogue que le vent te mène.

Gen a dit…

Bonne résolution Isa ;)
Perso, côté écriture, j'essaie de faire du 50/50 : la moitié du temps, j'écris au fil de la plume et l'autre moitié du temps, je me concentre à finir un projet...
Mais c'est vrai que des fois ça fait du bien d'envoyer valser quelques contraintes auto-infligées! (Puisqu'on peut décemment pas envoyer promener le souper de famille chez belle-maman...)

Rackham Le Rouge a dit…

Vas-y, Isa !
Sois rebelle, c'est ta nature, mais tu es surtout belle ( sic ) !

Besos
Jack

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : N'aie crainte, mon blogue sera toujours une priorité. Il me permet d'échanger avec des personnes qui partagent ma passion. Enfin, je ne suis plus seule au monde! Et entretenir mon blogue me permet d'écrire quotidiennement (ou presque!). Toutes les expériences d'écriture sont bonnes à prendre, car elles nous permettent d'évoluer.

À Gen : 50/50, c'est bon ça! Un juste milieu idéal, qui me permettrait d'aboutir dans quelques projets et, en même temps, mon esprit pourrait s'évader de temps à autre. Je discute avec moi-même de ce compromis...

À Rackham : J'ai si longtemps fui ma nature de mouton noir... Pourquoi? Je ne sais. Mais plus les années passeront, plus je serai rebelle. C'est une promesse!

Dame Sco' a dit…

Pas possible, t'es ma soeur jumelle et on nous a séparées à la naissance, ma vie ressemble étrangement à la tienne.

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Tiens, j'ai une soeur cosmique! ;-)

Je m'interroge : qu'est-ce qui nous pousse à nous tourmenter inutilement ainsi? À l'heure du bilan, je me rends compte que j'ai encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre les buts que je me suis fixée. Alors on se retrousse les manches et à l'attaque!

Dame Sco' a dit…

Une jumelle cosmique oui et zinzin aussi !! Je crois que le tourment est intrinsèque à la personnalité alors il est parfois difficile de s'en défaire. J'aimerais ne jamais me poser de questions, arrêter de trop réfléchir et foncer sans me préoccuper de ceux qui sont autour malheureusement mon cerveau ne l'entend pas de cette oreille.
C'est sûr que pour gagner de la liberté, ll va falloir l'arracher. Donc retrousser les manches oui et s'imposer avec notre passion de l'écriture dévoreuse de temps aussi, ça va pas être simple, mais je crois qu'on peut y parvenir.

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Là, c'est clair, on vit vraiment la même chose! Je ne sais pas si on va y parvenir, mais au moins on aura essayé de toutes nos forces... le jeu en vaut la chandelle!

Dame Sco' a dit…

En tout cas, si un jour tu souhaites discuter en privé de notre côté littéraire zinzin toujours en lutte contre la famille, n'hésite pas, mon mail est noté sur mon blog.
Bonne soirée à toi.

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Je te rends l'invitation! isabouquine@hotmail.com, ne te gêne pas! Entre zinzin, on peut se comprendre!

Dame Sco' a dit…

Je t'ai répondu !!!