16 septembre 2009

Projet de longue haleine

Pour la première fois depuis le début de mes ateliers d'écriture, j'ai un devoir qui s'échelonnera sur un an. Un an, vous imaginez?

Ma prof Nicole nous a demandé d'écrire six haïkus par jour sur un sujet donné (pour la théorie, c'est ici et pour des exemples, c'est ).

Je l'ai déjà dit, les haïkus sont un passe-temps que j'affectionne particulièrement. Un passe-temps que j'ai délaissé depuis quelques mois, parce que du temps, je n'en ai plus! Alors il s'agit pour moi d'un exercice avec lequel je renouerai avec plaisir.

Il parait que les haïkus aident énormément à améliorer l'écriture. Ils nous apprennent à exprimer davantage en moins de mots et à utiliser des mots qui font image.

Dans 365 jours, si je tiens bon, j'aurai en mains non seulement un recueil de haïkus, mais aussi un journal intime qui relatera les émotions vécues durant une année de ma vie.

Je dois dire que ce projet m'inspire. Il ne me prendra pas énormément de temps dans une journée et me permettra d'écrire plus souvent.

Lundi, j'ai écrit à propos des ateliers. Hier, à propos de mes fichues allergies. Aujourd'hui, à propos de mon travail. Tiendrai-je le coup un an?

8 commentaires:

Dame Sco' a dit…

Voilà une bonne question, avoir une inspiration quotidienne sur un an ça va être hardu ! Maintenant tu n'es peut-être pas obligée d'écrire tous les jours.

Gen a dit…

Six par jour, ça me semble beaucoup... Il faut dire que les rares fois où j'ai écris des haïkus, je l'ai fait à la japonaise, après scéance de méditation et tout...

Gen a dit…

Oh... et je suis peut-être fatiguante, mais en japonais, les verbes des haïkus sont au présent (temps qui, en japonais, peut aussi exprimer le futur). Pourquoi utiliser l'infinitif en français? Est-ce que votre professeur vous a donné une raison?

S@hée a dit…

Beau défi, j'ai bien envie de te suivre... mais pas 6 par jour. Je sais déjà que j'en serai incapable. Je connais mes limites! :-)

;)

Pierre H.Charron a dit…

C'est le 6 par jour qui m'arrête. Je vais essayer de suivre une certaine cadence mais je crois que je finirai par suivre mon feeling plutôt que le calendrier. Moi et les échanciers..Je suis toujours pris à faire un sprint À la fin...C'est plus fort que moi... ;)

Isa Lauzon a dit…

À Dame Sco' : Obligée, peut-être pas, mais je me connais, si je me permets de sauter une journée, je vais abandonner... En tout cas, c'est ce qui m'arrive avec l'entraînement physique!

À Gen : Premièrement, SVP, tutoies-moi! Je me sens trop vieille sinon! Là, j'avoue que les séances de méditation à la japonaise, ça ne cadre pas avec mon horaire. Pas le temps de fumer de l'encens et de faire des "ahum, ahum" aux deux secondes ;-) Côté théorie, je n'ai pas d'explications. Je dis tel quel ce qui nous a été véhiculé par Nicole. De toute façon, la théorie et les règles, c'est bien, mais l'important c'est surtout de se laisser aller, quitte à tricher un peu... Et tant mieux si tu participes au défi! Qui sait, peut-être que ça t'apportera un plus au niveau de ton écriture!

À S@hée et Pierre : Ça a l'air beaucoup, 6 par jour, mais en fait ça représente juste 18 lignes. Je fais mes 6 en environ 10 minutes, c'est pas si pire.

Gen a dit…

Je disais "votre" professeur, en pensant à toi et Pierre! ;)

Attention, séance de méditation à la japonaise, ça ne veut pas dire encens et hum hum (ça c'est chinois ou indien). La méditation zen est silencieuse et contemplative. Un Japonais, au lieu d'écrire six haïku en dix minutes va prendre ces mêmes minutes à regarder une fleur ou un galet ou la pluie, en silence. Il va réfléchir à comment l'objet de son attention le fait se sentir, aux mots qui lui viennent à l'esprit, aux particularités de ce qu'il contemple. Ensuite seulement, il va écrire un unique haïku.

Mais évidemment, là on n'est plus dans le même genre d'exercice. Vous travaillez les haïkus pour la rythmique et l'agilité littéraire. Les Japonais le font dans un but philosphique presque thérapeutique (apprendre à apprécier l'instant paisible).

Isa Lauzon a dit…

À Gen : Ouf! Bien heureuse de voir que tu ne me vouvoies pas, je me sentais pas mal "vieille peau"! Ça a l'air super ta méthode japonaise, c'est juste le temps qui me manque. Et peut-être la patience aussi... Je me connais, j'aurais des fourmis dans les jambes en pensant à tout ce ménage qui m'attend. Bref, je m'agiterais et je ne profiterais pas de cet instant zen et inspiré. Dommage, car j'aurais certainement énormément de bien à tirer d'un tel moment de plénitude!