5 septembre 2009

Paresse


Le stylo paresseux, le soleil dans le dos. Je n’ai pas envie de lire, encore moins d’écrire.

Température idéale. Non, parfaite. La brise souffle, mes cheveux virevoltent. La cigale chante ses adieux.

Nous sommes au parc et mon fils profite de ce qui sera assurément son dernier jour de jeux d’eau cette année. Ma fille se baigne chez une amie, mon conjoint aide un copain dans son déménagement. Mes amours sont casés, je peux penser à moi pour un moment.

Les rares nuages dans le ciel bleu m’invitent à la rêverie. Une rêverie floue et sans but précis, aucune histoire ne pointe à l'horizon. Mon cerveau en perpétuelle ébullition vient de partir en vacances. Enfin.

Bientôt, mon fiston réclamera mon attention. Bientôt, une étincelle jaillira de mon imagination. Bientôt, il sera l’heure de rentrer. Bientôt le souper, la vaisselle, le ménage, les bains.

Bientôt n’est pas maintenant. Maintenant, mon stylo léthargique griffonne ces mots sans trop réfléchir. Juste pour laisser sa sève couler, fluide et légère.

Je vais déposer mon stylo pour savourer ce divin soleil.

5 septembre 2009, 15 h 17. Ça y est, je dépose mon stylo.

2 commentaires:

ClaudeL a dit…

On s'en sort pas, même quand on veut profiter du moment présent, on se dit qu'on va rien faire. Et pouf... on a besoin de l'écrire.

Isa Lauzon a dit…

Pour moi, l'exploit provient surtout du fait que j'ai réussi à lâcher mon stylo quelques minutes pour profiter du paysage!