30 septembre 2009

Exercice #5 - Déblocage de la créativité

ATTENTION! Ce billet a été modifié le 3 octobre 2010 : Prière de ne pas m'envoyer de texte par courriel pour cet exercice. Je n'effectue plus de correction et je ne publie plus les résultats d'exercices. Vous pouvez par contre publier votre texte directement dans les commentaires de ce billet, si vous le désirez. Merci!

Tel que promis, je vous soumets l'exercice de déblocage de la créativité suivant.

Mais avant, je précise un point : ce type d'exercice a pour but avant tout de stimuler l'imagination. Alors pas de pression, juste du plaisir, de grâce! Il se peut que le résultat soit farfelu, fantastique, moyen, tragique, comique, peu importe! Le seul élément important, c'est qu'il faut se laisser aller.

Alors voici les contraintes :

  • Phrase de départ : "Sarnia tendit la main vers..."
  • Mots à insérer : ciseaux, éventail, étiquette, lampe, boîte, poupée, malette, sac, corde, plume, plâtre, toile, carte, verre, bougie, manuel, journal, boule, pain, rouleau
  • Vous pouvez modifier les mots pour en faire des adjectifs, des verbes, des adverbes de la même famille
  • Environ 250 mots, l'idée est de faire un texte concis en déployant des trésors d'imagination pour tout faire rentrer
  • Délai d'exécution : le moins de temps possible! Entre 5 et 10 minutes je dirais. Ne cherchez pas de midi à quatorze heure!

22 commentaires:

Les Moufettes a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Les Moufettes a dit…

Sarnia tendit la main vers les ciseaux. Elle se mit à découper l’étiquette de son manuel de français, les larmes coulant à chaque coupe. Puis elle déchira systématiquement les cartes de fête posées sur la commande en lançant les morceaux sur l’éventail.

Sarnia reprit les ciseaux et égratigna systématiquement tout ce qui portait son nom : la mallette de maquillage, son sac d’école, le bas relief en plâtre au dessus de son lit, la boîte de plumes de son cours d’art plastique.

Toujours en colère, elle arracha ensuite les petites pierres collées sur son journal personnel.

Elle prit sa vieille poupée usée à la corde et la lança sur sa lampe de chevet en verre puis se coucha en boule. Son père, qui repeignait la salle de séjour, monta rapidement les escaliers, rouleau dégoulinant à la main, afin de s’enquérir du vacarme.

« Papa! Déjà que notre nom de famille est Bougie, tu aurais pu me dire que je porte le prénom d’une ville!
— Mais ma chérie, dans ta colère, tu as complètement oublié d’insérer le mot pain! Ferme la lumière et baisse la toile, c’est l’heure de te coucher.»

Isa Lauzon a dit…

Bravo! Vraiment impressionnant! Toi, tu avais déjà fait des exercices de ce genre, avoue... Merci pour ton texte et félicitations, tu as du talent!

Les Moufettes a dit…

Euh.. non, pas vraiment. Aime le surréalisme (ici, un cadavre exquis à l'envers) et le mot Sarnia a tout allumé!

Gen a dit…

Wow, bravo François! Tu as toute mon admiration. C'était la première fois que je faisais un exercice du genre. J'ai essayé deux fois, mais ça me prend un temps fou à cause des mots à insérer... J'en oublie la moitié...

Allez, je me réessaie la prochaine fois et là je m'obstinerai jusqu'à obtenir un résultat.

Merci de nous avoir donné cet exercice Isa! Ça m'a obligée à me secouer les plumes! (et à découvrir que je travaille bien avec quelques contraintes, mais qu'arrivée à un certain nombre, pffft, plus d'inspiration).

Isa Lauzon a dit…

À François (Les moufettes) : Alors, c'est que tu as un talent naturel! Ne te gêne pas si ça te tente de participer aux autres exercices!(libellé "exercices à faire")

À Gen : Un truc : biffe chaque mot quand tu l'as inséré. Il faut avancer, sans revenir en arrière. Il est presque impossible de placer tous les mots dans sa tête avant d'écrire l'histoire (c'est justement le but de la chose). Il faut se lancer et se laisser aller, sans savoir où ça va nous mener. Allez, je suis certaine que tu es capable, accroche-toi!

Anonyme a dit…

Sarnia tendis la main vers son journal, elle raconta sa journée.
"En classe j'ai dût inscrire mon prénom sur une étiquette, comme en CP,je me suis sentit humiliée mais ça n'était rien à côté du professeur de mathématique qui a fouillé mon sac, il espéré trouvé l'éventail d'une jeune fille, qui m'accusée de l'avoir volé. en récréation j'ai vue des filles joué à la corde à sauté, j'ai rigolé, elles ont pleurées, je me suis faite grondée. j'ai sortis ma mallette de dessin et ma toile et j'ai dessinée, seul dans mon coin, ensuite, j'ai réalisée une carte pour mon amoureux, même si je sais que jamais je ne l'à lui donnerai. à midi je n'ai rien mangée, j'ai fait des boules de pain et je les ai jetés dans mon verre. en art plastique j'ai sortit ma boite à peinture, mes ciseaux, j'ai découpé un manuel. j'ai fabriquée une bougie que j'ai finis par écrasée avec un rouleau en bois. je me suis tellement ennuyé aujourd'hui que cela m'a fatiguée."
Sarnia reposa sa plume, pris sa poupée se mis au lit et éteignis sa lampe en plâtre et s'endormie.

Isa Lauzon a dit…

À Anonyme : Super! Je suis bien contente que quelqu'un d'autre se soit aventuré dans cet exercice!

Pour la prochaine fois, deux détails : Ce serait bien, si tu signais ton nom, ainsi je saurais qui a participé. Il n'y a pas de prix à gagner, c'est juste pour l'honneur, mais tout de même, vu l'effort que tu as fourni, tu devrais signer fièrement!

Aussi, pour la prochaine fois, je te conseille, avant de publier le résultat, de m'envoyer d'abord ton texte au isabouquine@hotmail.com, pour que je le corrige. Parce qu'il y a plusieurs coquilles et c'est bien dommage, car ça nuit au plaisir de la lecture. Pour ton information, je soumets toujours le texte révisé à l'auteur afin qu'il me donne son accord.

Je te remercie énormément de ta participation et j'espère te relire à nouveau!

iloveantho a dit…

daccor, je tient en compte les remarques.
j'ai participé à cette exercice dans le but de voir si j'en était capable ou pas.

je vous ai ajouté dans mes contacts comme ça je pourrai vous envoyé les exercices sans les publié directement

maëva : 18 ans

Isa Lauzon a dit…

À Maëva : Bravo pour ton courage! Tu vois, une fois qu'on se lance, ce n'est pas si difficile que ça! Au plaisir de te relire!

Hichem a dit…

Sarina tendait sa main vers son chapeau de fillette recouvert de fleurs pigments, et jetant une belle couleur dans l’air qui range les émotions de toute la famille. Elle croit qu’elle aura plus de chance de devenir une femme, pas tout à fait une femme mais certainement on ne l’appellera pas fillette ou petite comme on le disait chaque fois que l’on veut rigoler avec.
Elle remplit son sac aujourd’hui par ses objets de voyage, elle vient donc d’avoir ses propres objets qui lui serviront pour son voyage qu’elle a attendu des semaines depuis que son père a déclaré son intention de faire un cadeau à toute la famille.
Elle regarde autour et essaye de voir si elle oubliait quelque chose, peut être son ciseau qu’elle imagine toujours être pris par sa mère, qui ne se préoccupe pas de son intention à concevoir une règle à cette maison. Que les objets de Sarina sont précieux et valent bien que l’on s’intéresse que peut être Sarina aura voulu que ça ne sorte pas de sa chambre, jusqu’à ce qu’elle donne autorisation, ou qu’elle décrit au moins un geste de se désintéresser si l’on prendra ou pas.
Elle regarde un peu la lampe de la chambre voulant savoir si restera éteinte pendant ce voyage ou bien il viendra quelqu’un pour l’allumer et la sauver de la solitude que l’on désire qu’elle y reste dedans. Sarina croit, d’après de ce que sa poupée racontait, que certains objets dans la maison parlent lorsque les grands sont absents, ou que l’éventail pourra réclamer de l’air frais en se rôdant tout seul. Sa mère disait toujours que l’on doit ranger ses objets dans la boite, et que certains d’autres comme la plume ou le manuel des fillettes peuvent rester dehors sur le bureau de Sarina. Alors Sarina souriait et annonça qu’elle se servait encore de ces objets, et que dernièrement elle a mit le rouleau de papier dans sa boite, mais que son petit chat a remarqué le bout du rouleau apparaître de la boite que le chat sautait pour foncer ses griffes dans le rouleau et arracher autant de papier que Sarina aura dû le consommer pendant une semaine.
Elle prend finalement son verre préféré dans lequel elle aime boire son jus préféré et mettait un morceau de pain au fromage sachant que peut être sa mère aura oublié de lui amener avec elle des sandwichs et un sac pour mettre dedans son journal des aventures de TIPOU, ce personnage qui lui a marqué pendant un beau temps d’une étiquette de fillette…

Isa Lauzon a dit…

Merci pour ta participation, Hichem!

La prochaine fois, si tu le désires, tu peux me transmettre ton texte par courriel. Je pourrai ainsi possiblement te soumettre quelques suggestions de corrections et le mettre ensuite dans un billet sur mon blogue, afin de le mettre davantage en vedette... Le tout étant toujours soumis à l'approbation des auteurs d'abord, bien sûr! :)

Frédéric Raymond a dit…

Salut! En fouillant dans mon répertoire Junk pour trouver un fichier (que je n'ai toujours par retrouvé), je suis tombé sur ma tentative pour cet exercice, que je n'avais pas terminé. Il ne manquait qu'une phrase! L'inspiration m'est venue et hop, le voici :

Sarnia tendit la main vers la poupée vêtue d’une robe de toile, déchirée. Pendue, la corde lui entourant le cou avait la circonférence d’un journal roulé. De son pied pendait une carte rouge, comme une étiquette indiquant un solde. Une boule se forma dans la gorge de Sarnia, comme si on avait plâtré son œsophage, quand elle réalisa que son nom y était inscrit. Sa lampe de poche roula sur le sol, se perdant entre des boites, des mallettes, et roulant au cœur d’un oreiller éventré, comme un sac vide, duquel s’échappaient des plumes, entrailles inertes et blanches. Reprenant ses esprits, elle fouilla dans sa poche pour en extraire une bougie, qu’elle alluma. La flamme consuma l’odeur de pain moisi qui embaumait la pièce. Puis, Sarnia ouvrit le manuel de sorcellerie, le feuilleta afin de trouver la page qui lui permettrait de couper le lien qui l’attachait à cette poupée ensorcelée. Avec un morceau de verre, elle tailla la peau de son poignet en éventail, et, maculant les ciseaux de son sang, les enfonça au cœur de la poupée, libérant ainsi son âme torturée.

Anonyme a dit…

Bonjour !! J'ai été attirée par votre exercice car j'ai souvent eu envie de tester mon imagination : me voilà servie :)
Le texte est un peu long mais j'espère que vous aurez le temps (et peut être le plaisir ?) de me lire et de me donner votre avis ;)

Sarnia tendit la main vers la mallette qui était posée sur le rebord de la fenêtre.
Cette nuit là, elle avait décidé de surmonter sa peur qui l’empêchait de satisfaire sa curiosité : aller dans le grenier qui l’intriguait depuis tant d’années. Sa grand-mère l’avait pourtant mise en garde quand elle était toute petite : « cette pièce n’est pas un endroit ou tu dois aller, trop d’objets y sont entassés, et surtout le plancher est si vieux qu’il est dangereux de s’y aventurer ». Mais Sarnia était certaine que ce n’était qu’un prétexte et que quelque chose de plus mystérieux résidait dans cette pièce.
Alors voila, elle y était enfin, sa bougie à la main, il s’offrait à sa vue des quantités d’objets amoncelés, mais cela n’avait rien de très surprenant. Il y avait par contre cette énorme mallette qui avait une forme si étrange, qui était si grande et qui surtout semblait être entouré d’un halot de lumière : elle ne pu s’empêcher d’aller l’ouvrir…
Elle s’avança et trébucha, son pied tapa sur une étrange poupée abandonnée sur le sol, celle-ci avait les cheveux ébouriffé et de grands yeux écarquillés, expression narquoise et sourire au coin des lèvres ; Sarnia en eu la chair de poule.
Elle ouvrit la mallette en s’imaginant trouver toutes sortes de choses plus incroyables les unes que les autres. Malheureusement et à sa grande déception, elle y trouva ciseaux, étiquette, corde, plume, plâtre. Sa grand-mère avait été costumière pour le théâtre, c’était donc tout simplement son matériel de travail.
Qu’à cela ne tienne : Sarnia savait qu’une énigme planait ici et elle comptait bien le découvrir !
Elle se retourna, parcourant la pièce des yeux, il y avait une collection de verres, elle les reconnaissait car il s’agissait du service utilisé dans le restaurant de son grand-père. Juste à côté, une toile retenue son attention, elle apercevait sur celle-ci, à la lueur de sa bougie, la représentation d’un jeune homme pétrissant à la main une boule de pâte à pain, derrière lui un homme plus âgé le regardait attentivement tout en tenant son rouleau à pâtisserie. Derrière le tableau se tenait, posé au dessus d’un carton un manuel de cuisine qui proposait des recettes de desserts, elle le feuilleta rapidement et une carte postale s’en échappa, elle était signé Thomas et promettais à sa grand-mère un retour très prochain… Qui était-il ? Sarnia allait donc effectivement découvrir quelque chose auquel elle ne s’attendait pas…
Elle continua son investigation en quête d’un indice en lien avec cette carte et ce Thomas dont les écrits envers sa grand-mère étaient un mélange de désespoir et de tendresse.
Après avoir déployé tant d’efforts, ceux-ci finit par payer : dans une boîte en bois vernis trouvé au fond d’un carton, elle découvrit un journal, sur la première page était écrit : Journal de Manon, 1912…
Sarnia était sur le point d’ouvrir un trésor plus grand encore qu’elle ne pouvait l’imaginer, le récit de la vie de sa grand-mère disparue l’année dernière était entre ses mains et c’est comme si Sarnia la sentait juste à côté d’elle à ce moment ; un sentiment de douceur l’envahi…

Isabelle Lauzon a dit…

À Anonyme (Flûte! J'aurais aimé avoir un nom!) : Bravo, je suis toujours contente de voir que cet exercice continue de trouver des adeptes! Effectivement, un peu long peut-être pour un tel exercice, un resserrement de l'écriture pourrait aider à mieux comprendre l'intrigue (tant qu'on ne coupe pas les mots de la consigne! Hé! Hé!) Merci pour cette belle participation! :D

Anonyme a dit…

Bonjour Isabelle,

Mon prénom est Célia ;)
Merci pour votre réponse, à vrai dire j'ai écrit de façon fluide et en laissant d'avantage libre cours à mon imagination qu'en prenant soin de la qualité de l'écriture, je le reconnais. Surtout que je ne prend pas souvent le temps d'écrire à mon grand regret.
Cette exercice m'a effectivement plu en ce sens qu'il fait vraiment naître toutes sortes d'idées, ce qui est agréable lorsque l'on pense que notre imagination s'est envolée !!
Bonne soirée et à bientôt.

Anonyme a dit…

Sania tendit la main vers la mallette caché dans le grenier. L’étiquette porte le nom de son frère Rémi.

C’était un peu plus tôt dans la soirée qu’avait commencé la nuit des défis.

Tirés au sort, ils viennent d’hériter du défi des greniers et doivent se préparer. Ils ont gagné la chambre de Sania. Elle se tourne vers l'enfant. Il tient toujours l'éventail telle une épée. Elle le lui prend, l’enveloppe dans un journal, noue la corde autour, attrape des ciseaux et en coupe l’excédent. L’objet forme un rouleau facile à emporter.
Souriante, elle ramasse son sac, y met rapidement la boite avec les bougies et les allumettes et la carte avec les indications à déchiffrer pour trouver le trésor. Elle a une boule au creux du ventre, sensation de plâtre dans la bouche mais ce n'est pas le moment de flancher. Elle attrape un verre sur la table et boit de l'eau fraiche. L'enfant veut emmener du pain:
-"tu comprends pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours si on se perd".
-"Merde, ils avaient oublié le manuel du parfait petit explorateur " lui dit-il en commençant à renifler.
Il a 8 ans et elle 10. Elle est l'ainée et se doit d'être forte.
La nuit tombe, c'est le moment de partir.

Elle est fière, le dernier vainqueur du défi des greniers était son frère et cela remonte à deux ans. Rémi avait trouvé une plume et eux ? Impatiente, elle tire la mallette, fait jouer le fermoir et dévoile une magnifique poupée enveloppée dans une toile de lin.

cath

Isabelle Lauzon a dit…

Bravo Cath! Merci pour ta participation! :D

Anonyme a dit…

Merci
mais là encore le premier jet était plus charnu mais dépassait les 250 mots. Par contre je le trouvais plus harmonieux.

Qu'en rendez-vous?

Sania tendit la main vers le sac, y mit rapidement la boite avec les bougies et les allumettes sans oublier une corde, on ne sait jamais, et la carte. Elle avait une boule au creux de l'estomac mais ce n'était pas le moment de flancher. Elle attrapa un verre sur la table et but l'eau fraiche. Ils avaient réfléchis à leur plan de bataille et tout semblait prêt.

Chaque année, le comte partait et les enfants du village se lançaient des défis à réaliser dans le domaine du château laissé sans surveillance. Eux ils avaient tiré celui des greniers qui consistait à traverser tout le domaine et à récupérer un objet. Elle était contente de ne pas avoir tiré les caves ou le pigeonnier. Sania pris les ciseaux pour découper la toile dans laquelle elle allait mettre l'objet qu'ils devaient emporter et se retourna vers l'enfant. Il tenait toujours l'éventail comme un chevalier son épée. Elle le lui prit et l'enveloppa, lui donnant l'aspect d'un rouleau facile à cacher. L'enfant voulait emmener du pain: "tu comprends pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours si on se perd". "Merde ils auraient peut-être dû lire le manuel du parfait petit explorateur avant d'envisager cette aventure" lui dit-il en commençant à renifler . Elle le regarda. Il avait 8 ans et elle 10. Elle était l'ainée et se devait d'être forte : il fallait montrer de quoi ils étaient capables. Son frère Rémi avait relevé le défi des greniers il y a deux ans, il en était revenu tout poussiéreux de plâtre mais content d'avoir réussi et depuis il faisait parti des grands et avait le respect de la bande. Il était parti seul et avait ramené la plume cachée depuis trois ans car le défi n'avait pas été relevé par les deux précédentes équipes . A son tour, il avait caché un objet dans les greniers avant de revenir : le journal du jour et une poupée dans une mallette avec son nom inscrit sur une étiquette. Bien évidemment il n'avait rien dit sur la cache, il faudra interpréter les indices trouvés à l'aide de la carte dessiné par les grands.

Elle se sentait prête, convaincue qu'ils y arriveraient. Elles avaient toujours aimé les énigmes. La nuit venait de tomber, c'était le moment de partir.

Isabelle Lauzon a dit…

Meilleur que l'autre version! Plus clair dans son ensemble.

Et si on voulait aller plus loin dans la réécriture, je clarifierais le tout. Et j'y mettrais un peu plus de ponctuation (comme dans les autres exercices aussi). Des virgules, des points, ça aide à reprendre son souffle! ;)

Anonyme a dit…

Sarnia tendit la main vers la boule de pain dorée posée sur la table. Elle s’était introduite sans bruit dans la maison, sa poupée andalouse toute de dentelle et munie d’un éventail serrée dans ses bras, apeurée et surtout affamée ! C’est vers cette pièce éclairée à la bougie qu’elle avait été attirée. Elle prit la miche et en arracha un morceau qu’elle porta vivement a sa bouche. Elle faillit s’étouffer et prit un verre d’eau pour se désaltérer.
L’endroit, quoique propre, aurait eu besoin d’un petit coup de neuf ! Le plâtre par endroit se désagrégeait. La toile cirée qui recouvrait la table était entaillée par les nombreux convives qui l’avaient utilisée. Un rouleau à pâtisserie posé à coté du fourneau était brisé en deux morceaux. Une vieille lampe gisait renversée près d’une mallette dans un coin.
Soudain elle entendit du bruit dans l’entrée de la maison. Quelqu’un venait d’entrer ! Sarnia se précipita vers l’arrière-cuisine pour se cacher avant d’être découverte par le propriétaire des lieux.
Un vieil homme entra et prit une chaise pour s’assoir à la table. Il posa un sac devant lui et l’ouvrit. Il en sortit des boites métalliques et une corde effilochée. Se faisant, quelques plumes voletèrent. L’homme se leva pour prendre la mallette et étala sur la table, des ciseaux, des étiquettes, une carte qui semblait ancienne et un manuel qui avait l’air de traiter de choses scientifiques que l’enfant ne comprenait pas. Puis, utilisant un vieux journal comme support, il entreprit de classer les différents insectes qu’il avait récoltés ………..

blendman a dit…

Salut.

Merci pour vos exercices, c'est très amusant à écrire :).

Voici donc une petite histoire en 15 minutes environ. C'est un peu plus long par contre (350 mots), mais je la trouve amusante comme ça (c'est un récit jeunesse).



Sarnia tendit la main vers son ami, Tinom. Une grosse bougie éclairait la pièce.
— Une plume, dix grammes de plâtre et trois petites boules de pain, s’il te plaît, lui dit-elle d’un ton hésitant.
Le gnome sortit les objets de sa mallette, et les apporta à la jeune fille. Avec ses oreilles pointues comme si on les avait découpés avec des ciseaux, cet étrange petit être avait un visage qui ne ressemblait pas vraiment à celui d’une poupée. Il s’approcha maladroitement, sautant par dessus les nombreuses boîtes et les journaux entassés sur le sol.
— Es-tu certaine de la formule ? demanda-t-il à Sarnia.
— Pas vraiment, c’est ce qui est écrit dans le manuel. On verra bien ce que ça donne, répondit-elle.
La jeune fille jeta les ingrédients dans le récipient en verre.
— Tu aurais une louche, pour touiller ?
Tinom chercha dans un vieux sac et récupéra un rouleau à pâtisserie.
— Ça devrait faire l’affaire, fit Sarnia. Il me faut enfin un bout de corde, une toile et une carte.
— J’ai cette corde dont je sers pour promener mon Rat, Bougri. Pour la toile, on peut utiliser ce tissu qui emballe mon fromage.
— Excellente Idée !
Le gnome poussa une lampe, et plongea ses mains dans une boîte pleine d’étiquettes. Il en sortit une carte d’anniversaire. Fier de lui, il se tourna vers son amie qui le regardait, satisfaite.
— Tu es génial, Tinom ! Tu me sauves la vie.
Le petit être rougit en lançant les ingrédients dans le bocal.
— N’exagérons rien, je suis juste un peu génial, s’amusa-t-il.
Une fois la concoction prête, Sarnia prononça la formule et but tout d’une traite. Une lumière jaunâtre se répandit autour d’elle, sortant de chaque pore de sa peau. Puis elle se transforma.
— J’ai chaud, donne-moi cet éventail, lui demanda-t-elle. De quoi j’ai l’air ?
La jeune fille venait de se transformer en une petite créature aux joues boursouflées et aux oreilles pointues.
— Tu es redevenue comme avant, se félicita Tinom.
— Ouf ! Tant mieux ! lâcha Sarnia. C’est terminé, je ne réciterais plus de formule pour me changer en petite fille. Ils sont vraiment trop moches, ces humains.