5 septembre 2009

Bibliothèques publiques

J'ai parlé dans mon dernier billet de l'importance d'encourager nos auteurs québécois. Si les bibliothèques publiques sont une option intéressante pour notre portefeuille, elles ont cependant un gros défaut : elles n'offrent que peu de visibilité aux auteurs québécois.

À Mirabel, mon patelin, je visite régulièrement les bibliothèques de Saint-Janvier et de Saint-Augustin. Laissez-moi vous dire que les présentoirs de romans québécois ne m'interpellent guère! Et dans la section jeunesse, c'est pire.

Une amie de Blainville me mentionne que le présentoir de sa bibliothèque offre des titres comme Maria Chapdelaine... Ouf! Nous sommes loin de la nouveauté et de la découverte!

D'ailleurs, je me demande quelle proportion de leur budget annuel est réservée aux auteurs d'ici. Y a-t-il des règles de base? Un ratio à respecter?

Je me demande aussi sur quels critères se basent les bibliothécaires pour acquérir de nouvelles oeuvres. Popularité et ventes sont-ils leur priorité avant tout?

Il est intéressant de savoir que l'abonné peut suggérer des titres. Certaines bibliothèques ne réclament aucuns frais, d'autres demandent 1 $ ou 2 $. Un moyen peu coûteux de découvrir un auteur et, par le fait même, d'en offrir la possibilité aux autres abonnés.

Bref, ce dossier m'intrigue. J'en discuterai avec ma bibliothécaire lorsque je la rencontrerai.

Selon moi, il y a deux endroits par excellence où l'éducation du public se doit d'être ciblée : l'école et la bibliothèque. Je ne dis pas de bouder les auteurs étrangers, loin de là! Simplement, il faut aussi s'ouvrir les yeux sur les richesses d'ici.

Et vous, comment ça se passe dans votre bibliothèque locale?

2 commentaires:

ClaudeL a dit…

Chez nous, c'est un réseau: Biblio Outaouais. Et les livres québécois ont leur place, mais pas sur un rayon particulier, avec les autres. Les Michel David, Marie Laberge, Michel Tremblay, D'estiambre, Nadine Grelet et quelques autres ont donc leur place. Mais pour les lecteurs et les lectrices qui ne savent pas que ces auteurs sont québécois... Je ne pourrais pas donner de proportion par contre. En plus des livres du réseau, chaque bibliothécaire peut acheter des livres pour sa seule bibliothéque. souvent des romans policiers ou en tout cas les plus en demande.

De plus, dans plusieurs bibliothèques, il y a un endroit spécial pour les auteurs de la municipalité et, à Gatineau, on retrouve tous réunis des livres des auteurs de l'Outaouais publiés en Outaouais.

Je lis rarement ce qui est là, malgré la rotation 2 ou 3 fois par année je crois. Toujours par demande spéciale. À 90%, toute seule à lire ce que je lis!!!!! Mais quand les livres arrivent, c'est souvent une surprise, je les ai demandés 3-4-5 semaines avant et je ne m'en souviens pas.

Gen a dit…

Dans mon patelin (LaPrairie), la bibliothèque est pas très garnie, mais il y a quelques auteurs québécois. J'aimerais qu'il y en ait encore plus par contre.