15 septembre 2009

Ateliers d'écriture

Hier soir, j'ai débuté une nouvelle session d'ateliers de création littéraire.

Étonnamment, j'étais fébrile avant mon arrivée à la Bibliothèque de Saint-Janvier. Pourtant, après quatre sessions, je devrais commencer à me calmer, mais non. Je ressens toujours la même excitation avant d'entrer dans le local.

Les retrouvailles avec mes camarades furent très chaleureuses. Bisous, nouvelles... Pour la plupart, nous ne nous étions pas croisés depuis avril dernier, alors nous aurions pu discuter toute la soirée. Heureusement, Nicole, notre prof, nous a ramenés à l'ordre et nous avons plongé dans le vif du sujet.

Le groupe affichait complet avec ses quinze passionnés en quête de connaissances. De ce nombre, environ huit étaient des anciens, ce qui est énorme. J'étais un peu déçue que certains ne se soient pas réinscrits, car ils avaient du potentiel et des liens s'étaient créés au fil du temps. Par contre, cette cuvée me semble très prometteuse et il me tarde d'entendre les oeuvres de chacun. Car oui, nous devons lire nos textes en public! Un détail qui en a fait sourciller plus d'un...

Nicole était vraiment en feu! Je ne sais pas ce que les nouveaux auront retenu de la cascade de notions qui se sont déversées sur nous. Personnellement, malgré le fait que les bases se répètent de session en session, j'ai encore du mal à en assimiler certaines, alors je ne m'attends pas à ce qu'ils retiennent tout du premier coup. Malgré les notes, malgré les aide-mémoire, nous répétons inlassablement les mêmes erreurs. Nicole, tu es vraiment patiente!

Ce qui est difficile dans le statut d'"ancienne", c'est que la pression est plus forte. Je voulais tellement performer, je voulais bien écrire du premier coup et finalement, rien de bon n'est sorti. Nous devions débuter un conte pour enfants à partir d'une situation initiale et j'avais zéro inspiration. J'ai griffonné des clichés ennuyeux à mourir, question de dépasser le stade de la page blanche. Parfois, le stylo part tout seul et d'autres fois, rien ne vient.

Mon erreur fut de forcer mon imagination à bifurquer dans la direction que j'avais choisie. Pour les prochains cours, je veillerai à être davantage spontanée. Et surtout, je lâcherai prise. Advienne que pourra!

Bon, il ne me reste que deux semaines pour pondre ce fameux conte. Et je n'ai toujours pas d'idées...

7 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Moi, qui fige tout le temps dans ces exercices de déblocage de la créativité, j'ai été bien surpris de voir la bille de mon stylo rouler comme ca. cette fois-ci, j'ai pas chercher À construire une intrigue avant. Ca m'a aider. Parions, qu'au prochain cours, j.aurais de la misère À pondre vingt mots !

Et oui ce groupe a l'air à avoir beaucoup de potentiel. Ca va être super le fun !

tangomango a dit…

Dis-toi que tu n'étais pas la seule à être à court d'inspiration. C'était le blanc total, surtout que le conte, qui se veut plutôt fantastique, ce n'est pas ce que je préfère en littérature. Un blocage, enfin, j'ai encore 2 semaines pour me reprendre. Puis, les haikus qu'il faut écrire, je suis novice dans ce domaine, alors il faudra que je m'y mette sérieusement. J'étais vraiment contente de retourner à l'atelier et de tous vous revoir.

Rackham Le Rouge a dit…

Quand on veut faire un conte, la moindre des choses est de jeter un oeil sur Andersen, Perrault, Grimm et d'autres, pour se mettre dans l'ambiance. Et les idées viendront en lisant...

ClaudeL a dit…

Je vous envie un peu. Pas pour l'obligation du genre littéraire, je déteste être obligée,limitée, mais pour la motivation.
Bonne chance à tous. Et pour les contes, dites à Rackham qu'on a des contes québécois aussi!!! Même si je ne peux pas vous donner de titre ou d'auteurs pour l'instant.

Gen a dit…

Y'a "contes pour buveurs attardés" de Michel Côté, mais je crois que c'est pas tout à fait l'ambiance! (lol!)

Comme j'ai dit chez Pierre, vous êtes chanceux et je vous envie. Moi je suis toute seule avec mon CLAO pour me donner des coups de pied au derrière.

Isa Lauzon a dit…

À Pierre : Oui, tu nous as vraiment épatés avec ton début d'histoire! J'espère vraiment que tu suivras le conseil de Nicole et que tu en feras une longue épopée... Quitte à devoir trouver un autre sujet pour ce court devoir!

À tangomango : C'est drôle, j'adore les contes et quand vient le temps d'en écrire, ça fonctionne moins bien que les autres genres. Je ne sais pas pourquoi, on dirait que j'ai plus de mal à entrer dans le monde du "merveilleux". Étrange... et à travailler!

À Rackham : Je suis une adepte des contes pour enfants et je crois que le problème est justement là. Je ne veux pas faire dans le cliché et tout ce qui me vient en tête, ce sont les contes et les personnages que je connais déjà. Je laisse encore mûrir le tout, en espérant que l'étincelle jaillira d'elle-même... En général, plus la date limite approche et plus j'ai des idées. Je produis davantage sous la pression!

À ClaudeL : Moi-même, je suis un esprit libre et j'ai horreur de me faire imposer des règles. Mais dans les ateliers, les contraintes laissent place à beaucoup de latitude, donc ça va.

À Gen : Ça fait du bien de se faire brasser la cage en atelier. Stressant, mais très stimulant! C'est vrai que nous sommes chanceux, non seulement d'avoir accès à ces ateliers à un prix aussi ridicule, mais en plus d'avoir une perle comme Nicole comme prof. Elle essaie toujours de nous en donner le maximum, elle se démène vraiment pour nous faire avancer. C'est une vraie passionnée!

Si ça peut te consoler, Pierre et moi diffusons habituellement nos "devoirs" et la théorie sur nos blogues respectifs, en dévoilant les contraintes. Donc, tu pourras faire les exercices si tu le souhaites!

Gen a dit…

Ah ben, c'est gentil ça (de diffuser la théorie et tout). :) Oui, je vais probablement m'essayer à vous suivre à distance.