24 août 2009

Mort

J'ai écrit ce sonnet récemment. La Faucheuse a sévi dans mon entourage. Et le reste se passe de commentaires.

Un corps ravagé par la maladie,
À l'aube de sa fin, le coeur en larmes,
Demain ne sera plus, adieu la vie,
L'heure est venue, enfin rendre les armes.

Ô destin cruel, pourquoi un tel choix?
Pourquoi les meilleurs, toujours en premier?
Aveugle ton tir, injuste ta loi,
Hurler de colère, pleurer, crier.

La croix, de réconfort, n'offrira pas,
Pas plus qu'un cercueil vendu par des rats,
Isolement, un silence en émoi.

Quand la mort s'avère une délivrance,
Reléguant à l'oubli toute souffrance,
Accepter deviendra la seule voie.

4 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Un sonnet, comme une image, révélatrice et saisissante. J'offre mon silence en guise d'appréciation de ton texte.

Isa Lauzon a dit…

Parfois, le silence exprime davantage que des mots. Merci Pierre!

ClaudeL a dit…

Tu me fais aimer les sonnets. Je pense à toi, quelle qu'elle soit, cette personne décédée.

Isa Lauzon a dit…

Merci ClaudeL. Il ne s'agit pas d'un proche, je te rassure, mais cette personne a fait partie de mon quotidien durant plusieurs années et son départ m'a troublée. Les sonnets... comme je l'ai déjà mentionné, ils me permettent d'exprimer mes émotions d'une autre façon...