11 août 2009

La première rangée


Une amie conférencière m'a révélé que pour un présentateur, une première rangée vide peut s'avérer très déstabilisante. Une impression de rejet s'installe, créant un malaise et, par le fait même, la prestation s'en trouve amoindrie.

Depuis qu'elle m'a expliqué ce fait, je m'efforce de combler la première rangée lorsqu'elle est vide. Par respect pour celui ou celle qui me fait l'honneur de sa présence et de ses lumières.

Samedi dernier, je n'ai pas manqué à cette habitude. Au congrès Boréal, Pierre, Chantal et moi avons quitté la sécurité du dernier rang. Nous avons clairement affiché notre intérêt en nous asseyant à l'avant, en plein milieu.

Parfois, mes amis sont gênés de ma manie. Et moi, je me dis que l'orateur a davantage de raisons d'être intimidé...

3 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Quand on était à l'école et aussi dans l'autobus, s'asseoir en arrière était réservé aux plus...tannants...alors disons que nous avons fait nos enfants sages ce samedi ;) C'est bien d'être assis en avant, on dirait que le contact visuel est encore plus fort.

ClaudeL a dit…

Ah! bon, moi j'aurais cru que d'abord qu'il y a du monde. Le plus "rejet" ce serait qu'il n'y ait personne ou qu'une dizaine dans le fond de la salle.

Isa Lauzon a dit…

À Pierre : C'est vrai, nous étions vraiment aux premières loges. Ça valait le coup de passer par-dessus la petite gêne du début!

À ClaudeL : C'est sûr que ça pourrait être pire en terme de rejet! Par contre, si tu as 10 personnes dans la salle et qu'elle s'installent dans la première rangée, tu sais qu'elles sont intéressées. Tandis que si elles sont le plus loin possible de toi, ça commence mal...