25 juillet 2009

Une heure de nuages

Mains calées derrière une tête insouciante,
Des formes devinées dans un flou de nuages,
Vide, journée sans programme, le farniente,
Inaction vaine typique de mon jeune âge.

Soupirs lancinants en quête d’une aventure,
Un projet, une sortie ou une surprise,
Rêves d’un moyen de briser cette torture,
Quand je grandirai, l’ennui perdra son emprise.

Boulot passionnant, maison, mari et gamins,
Les méninges saturées d’idées pour demain,
Projections d’avenir, sourire au visage.

Conséquence attendue après maintes années,
L’ennui n’a plus sa plus place sur mon calendrier,
Pourtant, je paierais cher pour une heure de nuages!

Sonnet rédigé pendant que mon fils s'amusait dans un parc de jeux. Réflexion sur mon manque de temps actuel, en opposition totale avec la liberté oisive de ma jeunesse. Ah! J'aurais dû profiter davantage de tout ce temps perdu...

4 commentaires:

ClaudeL a dit…

À lire le nombre de commentaires, il faut croire que les sonnets... sonnent moins monnaie!!!

Chantal Moreau a dit…

Très beau texte Isabelle. Moi aussi j'aimerais qu'on me rende l'insousciance de ma jeunesse passée: des journées pleines de jeux, des amis sans questions, des repas sans vaisselle, des nuits sans fin, des vacances qui semblent éternelles... et du temps, oui, beaucoup de temps!

Isa Lauzon a dit…

À ClaudeL : Hé oui! Triste constat, mais comme je le disais précédemment, l'argent n'est pas le motif premier! Et j'ai cessé depuis longtemps de me soucier du nombre de commentaires. Certains sujets en attirent davantage, d'autres permettent seulement aux gens de se divertir, mais prêtent moins aux échanges.

À Chantal : Du temps... si quelqu'un en a à vendre, j'achète!

ClaudeL a dit…

Peut-être qu'en vieillissant, tu auras besoin de moins de sommeil, tu peux gagner deux heures facilement!!! Le matin, voir le soleil se lever, écrire dans le silence, c'est divin.