15 juillet 2009

Sortie de placard

Ça y est, mon secret est dévoilé... Le personnel de l'organisation X où je travaille (ceux qui connaissent son nom, prière de ne pas le dévoiler) vient de recevoir notre journal interne, dans lequel ma passion pour l'écriture et l'adresse de mon blogue sont dévoilés.

Une amie inquiète m'a interrogée. Elle se demandait si j'avais bien songé aux conséquences avant de diffuser cette information.

Pour la rassurer, je lui ai fait part de mes pronostics :

- Si entre 250 et 400 personnes ont reçu ce journal interne (je n'ai pas le nombre exact, désolée!)
- De ce nombre, retranchons ceux qui ne liront pas l'article me concernant... admettons qu'il en reste 50 (maximum!)
- De ces 50, admettons qu'il y en a 10 que ça intéresse...
- De ces 10, supposons que 2 aillent voir mon blogue...

Ceci étant relativisé, je ne suis pas trop inquiète des répercussions! ;)

10 commentaires:

Claude a dit…

Excellente déduction. Pas de panique.

tangomango a dit…

Je ne comprends pas trop quelles seraient les conséquences d'avoir divulgué que tu avais un blogue dans le journal interne de ta compagnie ou organisation. Personnellement, je n'y vois aucun problème. Comment cela pourrait-il te nuire? Y aurait-il un peu de jalousie féminine en dessous de ça?
(Petite parenthèse: je pars en vacances demain matin. Retour à la fin du mois.)

Nathaly D. a dit…

J'aime bien l'idée de se "commettre" en sortant du placard. Je crois sincèrement que ça vous fera avancer droit vers votre rêve. Il y a quelque chose dans le fait d'officialiser les passions qui semble les inscrire plus fortement dans le destin. Ce fut le cas pour moi.
Je vous souhaite d'étaler vos jolies plumes au grand jour, sous le soleil, au vu et au su de tous ;-)

richard tremblay a dit…

Je pense qu'il s'agit d'une petite réserve vis-à-vis des collègues qui ne sont pas tous animés des meilleures intentions. Le milieu de travail, même le meilleur au monde, demeure un lieu plein de fiel aussi : coups de poignard dans le dos, crocs-en-jambe administratifs, etc. S'il y a de bonnes personnes, il y en a une trâlée qui manient l'ironie et le sarcasme sans se soucier des dommages collatéraux.

Je peux imaginer les piques incessantes de collègues bien intentionnés, se dévoiler, c'est révéler une part secrète de soi, c'est (potentionnellement) donner prise à la bêtise environnante.

Devenir écrivain, je l'avais révélé à un entourage restreint à une époque ou l'internet n'existait pas. Je ne le regrette pas, ça m'a valu de belles démonstrations d'amitié et même quelques lecteurs supplémentaires, mais il y a eu des moments où j'aurais préféré ne l'avoir jamais fait. Parce que l'homme est un loup pour l'homme...

Cela dit : ça dépend aussi de sa propre force de caractère.

Isa Lauzon a dit…

À Claude : Tu partages mon avis à ce que je vois! Restons humbles et réalistes tout de même...

À Tangomango : Je t'assure qu'il n'y a aucune jalousie là-dedans, mon amie s'inquiétait sincèrement et s'interrogeait sur les risques et sur le fait que je dévoile beaucoup de moi-même sur mon blogue. Mais bon, je n'ai rien à cacher... Et bonnes vacances!

À Nathaly D : Merci de votre visite et de vos encouragements! Je pense en effet que parler de ma passion me donnera les ailes nécessaires pour avancer plus rapidement.

À Richard : Oui, c'est l'autre côté de la médaille, c'est justement ce que craignait mon amie, merci de l'avoir si bien exprimé. Pour ma part, je dirais qu'au point où j'en suis rendue dans ma vie, un certain je-m'en-foutisme s'est installé. L'expérience, peut-etre même un brin de sagesse... Pour la bêtise environnante, j'en laisse les auteurs vivre avec les conséquences. Pour ma part, je ne suis pas intéressée par les racontars, les piques et la médisance. On ne peut jamais plaire à tout le monde!

Audrey a dit…

J'ai vécu exactement la même chose quelques mois plutôt : annonce de la parution de mon roman et publication de l'adresse de mon blogue dans le journal interne de ma boîte. À ce jour, ce n'est que du bonheur !
J'ai obtenu de nouvelles lectrices et approfondi mes relations avec certains de mes collègues après ça.
Je te souhaite la même chose qu'à moi !

ClaudeL a dit…

Il est certain que le fait d'écrire un blogue sur une plateforme aussi mondiale que l'Internet, même si c'est inconscient, surtout avec un nom comme I. Lauzon sous une plume, toute volage soit-elle, il est fort probable qu'on sera découverte à un moment donné. Il n'était pas très difficile d'ouvrir la porte du placard!!!! Sans avoir à frapper.
Suis contente moi de vous avoir découverte avant la cohue!

Isa Lauzon a dit…

À Audrey : Oui, je pensais justement à toi quand ça s'est fait. La différence, c'est que toi, tu publiais un livre à ce moment-là, moi ce n'est pas pour tout de suite. Merci pour tes souhaits!

À ClaudeL : Avant la cohue... Ha! Ha! Ha! Personne ne fait encore la file devant ma porte! En effet, ma sortie de placard n'a pas été difficile, car je n'appréhendais pas les conséquences. Je fais confiance à la vie et je vais où elle me porte. On verra pour le reste, j'ai des rêves et des espoirs, mais je ne suis pas pressée.

Chantal Moreau a dit…

J'espère sincèrement que plus de 2 personnes de l'organisation X viendront voir ce à quoi ressemble ton blogue Isabelle. On y apprends beaucoup de choses: que ce soit sous le libellé Théorie, Chronique littéraire, Mes textes et tous les autres. Je te souhaite plein de démonstrations d'intérêt!

Isa Lauzon a dit…

Aaaaaah... Merci Chantal, c'est gentil! Mais tu sais, je reçois déjà beaucoup plus d'intérêt que je n'en attendais de mon blogue, alors je suis déjà comblée!