24 juin 2009

Le chalet

À la demande de ClaudeL, je vous livre ici une "tragédie" personnelle... En hommage à ce chalet de Saint-Aimé-du-Lac-des-Iles (près de Mont-Laurier), qui n'est plus et ne sera plus jamais.

Il était un chalet, au cœur d’un paradis,
La rivière s’écoulait au rythme du vent,
Le merle rieur nous taquinait de son cri,
Les fleurs et les blés se balançaient dans les champs.

Les montagnes parées de couleurs en émoi,
Les fêtes hivernales et leur saveur d’antan,
Les anges de neige lancés du pont de bois,
Les concours de pêche aux prémices du printemps.

Ces plaisirs simples, je les croyais éternels,
Puis l'orage s'abattit, puissantes querelles,
Le terrain fut vendu, le chalet évincé.

Une horreur turquoise défigure mon éden,
Les beaux jours se sont enfuis, l’espérance est vaine,
Il était un chalet, jamais je n’oublierai.

J'attire votre attention sur le côté technique de ce texte. Il s'agit d'un sonnet, écrit en alexandrin. Voir le libellé "théorie" pour plus de détails. Hormis les haïkus, les sonnets sont aussi mon passe-temps.

10 commentaires:

Rackham Le Rouge a dit…

Isabelle, ça vaudrait le coup d'en faire un dessin, une peinture pour l'immortaliser.
Et mettre le tableau dans ta salle à manger...
Non ?
;-)
Besos
Jack le pirate

Isa Lauzon a dit…

Je n'ai malheureusement le talent voulu pour le transposer sur une toile. De toute façon, ce n'est pas tant l'apparence de ce chalet qui me manque. En fait, il était très simple et même rustique. Non, ce qui me manque, c'est l'atmosphère qui y régnait, propice à une douce farniente, sans obligations, sans restrictions. Je garde son souvenir dans mon coeur, ça suffit presque à mon bonheur. Peut-être qu'un jour, je jetterai mon dévolu sur un autre chalet!

ClaudeL a dit…

Fidèle à toi-même, des mots pour le dire, dans un style hautement littéraire. Un sonnet. Qui coule come une douce rivière. Même le mot, je pensais que seuls le gens de plus de 60 ans s'en souvenaient, hihihi!

J'avais pensé une nouvelle et un sonnet est venu. Une nouvelle peut-être pour y lover ces beaux souvenirs que tu y gardes.

Pierre H.Charron a dit…

Maginifique Prose! Et oui ce petit coin de pays des Hautes-laurentides est sublime. Pendant de nombreuses années, mon tournoi de pêche annuel s'y produisait. Peut-être ai-je naviguer sur les rives de ton petit eden ... Et oui aussi, je verrai bien une peinture mariée à ce sonnet révélateur d'images fortes.

ClaudeL a dit…

Pour les peintures, c'est par ici: www.falstrault.com!!!!
Mais ma co-blogueuse peint plus des atmosphères que des lieux. Je le sais c'est moi qui écrit ses textes!!!

Isa Lauzon a dit…

Vient un moment où les souvenirs doivent dormir, pour laisser place au présent et au futur. Alors ce chalet, je l'enfouis dans ma mémoire et je profite de ma vie d'aujourd'hui, tout aussi riche mais tellement différente!

Chantal Moreau a dit…

Composer des sonnets et des haïkus comme passe-temps... Ok... Mon mot de la journée: Fidèle je suis et continuerai à être à mes mots-croisés (rires).

Isa Lauzon a dit…

À Chantal : Oui, bon, je n'ai jamais dit que j'étais totalement saine d'esprit! Moi, c'est l'engouement pour les sudokus que je n'arrive pas à comprendre. Faut dire que les chiffres, ce n'est pas ma tasse de thé!

ClaudeL a dit…

J'aime bien libérer une partie de mon cerveau ou plutôt en occuper une autre en faisant des sudokus. Pourtant pas très chiffres, non plus, mais j'aime le genre de logique que ce jeu me force à développer, sans me donner de complexe, comme souvent les mots ou les phrases peuvent le faire.

Isa Lauzon a dit…

J'y repense... tiens, non! Les sudokus, ce n'est pas mon rayon! Je reste avec mes haïkus et mes sonnets, ça m'amuse davantage!