21 juin 2009

Haïkus

Certains font des sudokus, d'autres des mots croisés, moi je fais des haïkus comme passe-temps.

Pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas ce court poème japonais, voici un peu de théorie :


  • Chaque haïku doit obligatoirement être composé de 17 syllabes prononcées, distribuées sous la séquence 5-7-5.
  • Les syllabes muettes ne comptent pas
  • Le vocabulaire doit être simple et compris de la majorité des lecteurs
  • JAMAIS de rime!
  • Eliminer le plus possible les verbes au profit des groupes nominaux (groupes de noms).

Exemple :

Mes fleurs au soleil (5 syllabes)

Vision multicolore (7 syllabes : vi-si-on, mais j'aurais pu compter comme vi-sion)

Vivre ici en paix (5 syllabes)

Au-delà des contraintes, il s'agit d'un exercice formidable de créativité, qui ne prend que quelques minutes à réaliser. Il paraît même qu'un usage régulier de cet exercice rigoureux est profitable à tout autre genre littéraire...

Suggestions de lectures :

  • Le facteur émotif, de Denis Thériault
  • Petit manuel pour écrire des haïkus, de Philippe Costa

2 commentaires:

Rackham Le Rouge a dit…

Merci de ces explications, Isabelle !

Isa Lauzon a dit…

De rien! Un simple petit partage de connaissances...