25 avril 2009

Planète en péril

La météo fantasque de notre cher Québec m'a rappelé un texte écrit en atelier de création littéraire, le 15 novembre 2008. Les contraintes : une phrase de départ et un maximum d'expressions idiomatiques. Ce jour-là, j'ai fait un examen de conscience...

Dans mille ans, il ne sera d’aucune utilité ce que contenait mon bac de recyclage, le style de déchets que je jetais ou la quantité d’hydrocarbures que j’émettais, mais la planète sera moribonde, car j’étais inconsciente malgré les prémices d’un apocalypse.

L’abondance me tombe tout cuit dans le bec, je me la coule douce et, pour rien au monde, ne n’accepterais la privation. La tragédie des ours polaires ne me fait ni chaud ni froid, tant que mes pieds sont au sec dans mon salon climatisé. Je ne lève pas le petit doigt pour les forêts d’Amazonie ni pour les pandas en mal de bambou.

Le bruit court depuis des lunes que notre Terre est à l’article de la mort. Les prophètes de malheur racontent des histoires à dormir debout sur la fonte des glaciers, les cataclysmes imminents, la fin de la race humaine. Jusqu’à hier, je faisais la sourde oreille à leurs prédictions insensées. Aujourd’hui, en connaissance de cause, j’admets à mon grand regret que les alarmistes ne criaient pas au loup. Je réalise que, comme des millions de mes semblables, j’ai appliqué toute ma vie la politique de l’autruche, j’ai baissé pavillon devant les promesses d’une vie de pacha.

Il ne manquera pas de pain sur la planche, pour rectifier les crimes des générations actuelles et passées. Dorénavant, l’écosystème sera entre de bonnes mains. Les miennes.

2 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Si on pouvait sauver la planète avec des mots, Je te nommerais la Chancelière de l'encrier.
et la déesse "Bleue" règnerait à jamais dans la voie lactée.

Isabelle Lauzon a dit…

Ah! Si les mots pouvaient guérir tous les maux, notre planète s'en porterait bien mieux! Hélas! Je ne peux guère sauver notre monde à moi toute seule, mais si chacun y met du sien...