22 mars 2009

Atelier d'écriture de Marc Fisher

Hier, j'ai assisté à l'atelier d'écriture de Marc Fisher, à Montréal.

J'ai vraiment apprécié chaque seconde de cette journée. M. Fisher nous a transmis sa théorie, ses trucs et ses exemples avec brio et j'ai grandement admiré ses talents d'orateur.

D'entrée de jeu, M. Fisher nous a précisé que ses concepts ne font pas l'unanimité, surtout pas au niveau des puristes. Lui prône plutôt la méthode "américaine", qui priorise l'histoire, tandis que les universitaires penchent plutôt du côté du texte. Chacune de ces écoles de pensée sont valables selon moi, mais mon style rejoindrait plutôt celui de M. Fisher. La qualité de la langue est certes importante, mais avant tout, selon moi, l'histoire doit primer. À quoi bon s'étourdir de phrases extravagantes et élaborées, si l'histoire nous ennuie?

Je ne résumerai pas ici les connaissances acquises lors de cette journée, ce serait beaucoup trop long! Si le sujet vous intéresse, je vous conseille cependant de lire :
  • Conseils à un jeune romancier, de Marc Fisher
La théorie véhiculée dans ce livre est similaire à l'atelier de M. Fisher. Je l'avais d'ailleurs lu avant l'atelier, question de me mettre dans le bain.

Dans la même ligne de pensée, M. Fisher nous a suggéré quelques lectures qui peuvent aider les auteurs en devenir à améliorer leur plume et surtout, leur compréhension de la nature humaine :
  • L'amour et l'Occident, de Denis De Rougemont
  • L'art du suspence, de Patricia Highsmith
  • Psychopatologie de la vie quotidienne, de Freud
  • Le mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient, de Freud
  • Morphologie du conte, de Vladimir Propp
  • L'art poétique, d'Aristote

Durant la conférence de Marc Fisher, deux points problématiques de mon roman se sont réglés d'eux-mêmes. J'ai réalisé qu'il me faudrait couper certains passages pour renforcir mon roman et que certaines informations apparaissaient trop tôt dans mon histoire, ce qui nuisait au suspense.

J'ai rencontré sur place des passionnés d'écriture comme moi et nous avons échangé durant les pauses. Que d'énergie! Que de passion! Que de projets! Franchement, ce fut trop court. J'aurais pu passer la journée à écouter ces auteurs en devenir, discuter de notre vécu, de nos angoisses, de nos rêves.

Je me suis endormie sur ce regret et, en me réveillant ce matin, j'ai eu une idée : pourquoi ne pas organiser des rencontres d'auteurs amateurs? Autour d'une table ronde, dans un petit local, nous pourrions échanger nos points de vue, nos trucs et nos aspirations.

Existe-t-il dans les Basses-Laurentides un tel regroupement d'auteurs? Je ne parle pas ici de gens qui ont publié ou d'un cercle de lecture. Je parle de gens de tous âges réunis par un même rêve : écrire et être un jour publié.

Dans ma fantasmagorie du matin, je me suis emballée, rêvant d'un "Club des auteurs amateurs des Basses-Laurentides". Et puis la réalité m'a frappée de plein fouet : l'organisation d'un tel club me prendrait assurément un temps fou! Et des points inévitables devraient être abordés : gratuité, cotisation annuelle ou prix d'entrée? Café offert ou non? Durée? Horaire de soir ou de week-end? Une fois par mois? Papeterie? Démarches légales pour faire reconnaître notre club?

Ouf! Je ne me vois pas mettre sur pied un tel projet en ce moment, mon roman doit primer avant tout. Le pauvre, au moindre prétexte il retourne sur ma tablette et attend patiemment que je daigne lui accorder mon attention...

Avis aux intéressés : si vous aimez mon projet de "club d'auteurs amateurs", faites-moi en part! Peut-être qu'à plusieurs, nous arriverions à en faire une réalité...

4 commentaires:

Claudel a dit…

Est-ce que Saint-Eustache fait partie des Laurentides? Peut-être demander à l'association des auteurs des Laurentides d'organiser ce genre de rencontres:
http://a-a-l.ca/aal/

Mais peut-être qu'un tel regroupement finirait soit comme un atelier d'écriture soit comme le groupe de mini-génie de Val-Morin:
http://www.mini-genie.com/

De continuer à écrire et rester à l'affût de ce qui est offert autour de vous reste la meilleure décision, je pense.

tangomango a dit…

Pour éviter tous ces inconvénients, pourquoi ne pas se réunir tout simplement autour d'un café dans un restaurant à l'occasion?

C'est seulement une suggestion, peut-être que toi tu désires aller plus loin dans ton désir d'une publication éventuelle.

Isabelle Lauzon a dit…

À Tangomango : Pour une rencontre dans un café ou un restaurant, c'est une bonne idée, mais ça restreint un peu le groupe je trouve. À 2, 3 ou 4 personnes, ça va, mais plus, ça fait comme ce qui s'est passé hier : on parle juste à nos voisins proches et on ne voit pas les autres. Et il y a le bruit aussi. À moins de trouver un endroit vraiment tranquille... Des suggestions? (SVP m'envoyer ça au isabouquine@hotmail.com)

Mon but premier là-dedans, ce n'est pas la publication, car je ne m'adresse pas à des éditeurs ou à des auteurs connus. Je veux surtout rencontrer des gens comme moi, des amateurs qui partageront leur cheminement.

Je vais continuer d'y penser...

Pierre H.Charron a dit…

Isabelle, moi aussi, j'ai apprécié cette journée qui fut trop courte. Pour ton propos, je vais communiquer par courriel sous peu. ce soir,le temps me manque.
Merci de partager tes notes dans ce billet, c'est une richesse d'information pour tous.